Les écrivains sont des ours de société. Ils goûtent la solitude sur un théâtre." Roger Judrin
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mardi 23 avril 2013
Maxime Millepois
En essayant d'ouvrir une image cochonne de Patrick (mon supérieur)...j'avais entraîné un bug de mon ordinateur et de tous ceux de l'étage... J'avais dû faire appel au responsable informatique, Maxime M. C'était (selon lui), l'homme le plus compétent du bâtiment. Madame Pichet, la grande chef (dont personne ne savait d'où elle venait, ni même quelle était sa formation et à quoi pouvait-elle servir, chose que peu de personne ne pouvait lui demander car on la trouvait rarement à son bureau) l'avait à la bonne. J'avais du le voir directement dans son bureau pour l'avertir du bug que j'avais causé à l'étage. Il m'accueille sympathiquement "putain j'ai dit à la réunion de septembre de me prévenir par mail pour les dépannages. Je sais pas si vous vous rendez compte mais je suis celui qui bosse le plus ici."
Je n'osai pas lui répondre que je ne pouvais pas lui envoyer de mail pour le prévenir de la panne, car mon pc ne fonctionnait plus. Le personnage assis, ou plutôt affalé dans son fauteuil, trifouillait dans son téléphone je ne sais quoi. Un long filet de sueur coulait le long des poils de sa barbe, on aurait dit qu'il n'avait pas quitté son siège depuis des jours et n'avait pu se laver, ni même se changer, tant ses vêtements, noirs, avait un aspect froissé. Quelques heures avant, Patrick m'avait prévenu " fais gaffe, si tu vas le voir prends avec des pincettes.A la limite, envoie moi un mail pour que je sache quand tu y vas." Patrick avait eu échos d'une réunion durant laquelle, M., avait claqué la porte, mécontent des reproches que feraient certains usagers sur son travail. D'un seul homme,l'individu s'était levé et avait proclamé à l'assistance médusée " je me barre, je suis celui qui bosse le plus ici."
En entrant dans le bureau, je l'avais gêné, il passait un appel à mon arrivée, une fois mon accueil effectué il repris sa conversation au téléphone
" alors qu'est-ce tu vas me faire chérie?allez dis moi.... fais moi rêver, je suis chaud comme la braise???"
Je ne sais pas ce que lui disait son interlocuteur mais au bout d'un moment il transpirait à grosse goutte.
Puis il dit "écoute chérie, j'ai un double appel, c'est ma femme,je te reprends après"
Il finit de s'exciter sur son téléphone, puis posa son appareil sur la table, souffla longuement...se gratta le sommet du crâne.
Je l'observais faire son manège; quand tout à coup, il me demanda de le suivre, chercher une tour (de pc) pour pallier l'absence de ma machine.
Durant notre long trajet dans les tréfonds de l'administration, Maxime rencontra une jeune stagiaire, Magalie, la jeune fille du sud, de Bayonne ou de Perpignan, payée 230 euros par mois, pour faire des photocopies et se faire mater le postérieur quand elle rangeait des dossiers que Patrick lui donnait,non sans intérêt, à classer dans son bureau.
Maxime croisa cette Magalie et lui dit d'un air coquin "Faudra que je vous montre ma grosse barre, vous pourrez même la toucher si vous voulez...je parlais de mon ordinateur hein !". Nous arrivâmes dans une sorte de débarras où gisaient de vieux pc qui avaient du connaître l'époque de Mme Ficher jeune. Maxime me logea un grosse barre dans les bras et me dit "bon ça ira pour ce que tu as foutre de tes journées, tu pourras plus trop surfer sur les sites de cul par contre. J'ai installé un logiciel et il est sur le réseau alors tu n'as rien à craindre pour les pannes."
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jeudi 6 mars 2008
Le fin fond des souvenirs
Chateaubriand disait quelque chose comme les souvenirs sont comme des ruines que l'on éclaire par le flambeau de notre mémoire.
L'autre jour j'errai du moins je faisais des courses à Saint-Quentin-en-Yvelines. Je passai devant mon ancienne université. Tout à coup arriva dans mes narines l'odeur du cannabis. Je vis apparaître devant moi mon ami Vincent. Nous allâmes dans ce parking de l'université, nous asseoir sur un banc, et parler de sa lubie, l'Afrique, il voulait sauver l'Afrique. Nous nous étions retrouvés sur ce terrain, moi je voyais en l'Afrique, un monde d'exotisme, un monde meilleur, sans capitalisme. Je lui avait cité Amphaté Ba " Un ancien qui meurt en Afrique,c'est une bibliothèque en Afrique". Pendant de long moment nous devisions sur l'Afrique, il amenait parfois son petit chocolat fourrait au cannabis pour le fumer.
Pauvre Vincent, nous étions en première année de fac, et il avait déjà 22 ans, il avait redoublé trois fois déjà, il avait vécu de lourd drame dans la vie, son père était décédé, il vivait avec sa mère avec laquelle il ne s'entendait pas.
Bref en faisant mes courses et sentant ce parfum, je suis retourné à ce parking, il n'existait plus, à la place une grande bibliothèque universitaire se tenait, immense et prétentieuse. De celle-ci sortaient quelques étudiants qu'elle avait ingurgité. Je me dis que nos conversations pleines de sagesse et de passions avait fait germé une petite graine d'où était sortie cette bibliothèque.
A mon époque, la BU se trouvait dans la gare, il fallait traverser la gare, de long tunnel pour arriver dans cette fabuleuse BU, les couloirs donnant l'accès à ce lieu de savoir, sentaient l'urine et le kebab. Mais nous y passions du temps, lisant, draguant, regardant les feux des voitures dans la nuit.
Mais tout cela a disparu, toutes ces traces du passé sont partis, je suis comme un homme préhistorique réapparassant à notre époque cherchant vainement sa forêt et ne voyant plus que des immeubles.
L'autre jour j'errai du moins je faisais des courses à Saint-Quentin-en-Yvelines. Je passai devant mon ancienne université. Tout à coup arriva dans mes narines l'odeur du cannabis. Je vis apparaître devant moi mon ami Vincent. Nous allâmes dans ce parking de l'université, nous asseoir sur un banc, et parler de sa lubie, l'Afrique, il voulait sauver l'Afrique. Nous nous étions retrouvés sur ce terrain, moi je voyais en l'Afrique, un monde d'exotisme, un monde meilleur, sans capitalisme. Je lui avait cité Amphaté Ba " Un ancien qui meurt en Afrique,c'est une bibliothèque en Afrique". Pendant de long moment nous devisions sur l'Afrique, il amenait parfois son petit chocolat fourrait au cannabis pour le fumer.
Pauvre Vincent, nous étions en première année de fac, et il avait déjà 22 ans, il avait redoublé trois fois déjà, il avait vécu de lourd drame dans la vie, son père était décédé, il vivait avec sa mère avec laquelle il ne s'entendait pas.
Bref en faisant mes courses et sentant ce parfum, je suis retourné à ce parking, il n'existait plus, à la place une grande bibliothèque universitaire se tenait, immense et prétentieuse. De celle-ci sortaient quelques étudiants qu'elle avait ingurgité. Je me dis que nos conversations pleines de sagesse et de passions avait fait germé une petite graine d'où était sortie cette bibliothèque.
A mon époque, la BU se trouvait dans la gare, il fallait traverser la gare, de long tunnel pour arriver dans cette fabuleuse BU, les couloirs donnant l'accès à ce lieu de savoir, sentaient l'urine et le kebab. Mais nous y passions du temps, lisant, draguant, regardant les feux des voitures dans la nuit.
Mais tout cela a disparu, toutes ces traces du passé sont partis, je suis comme un homme préhistorique réapparassant à notre époque cherchant vainement sa forêt et ne voyant plus que des immeubles.
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samedi 23 février 2008
le départ du malheur
Ce dimanche je suis allé à la bibliothèque de Beaubourg. Près du "coin sandwich", se trouve une sorte de balcon où quand il fait nuit, on peut voir une magnifique vue sur le quartier encore en pleine ébullition à cette heure-ci, mais là n'était pas le problème.J'attendais pour aller au toilette, la queue était longue, il y a toujours foule aux toilettes pour aller uriner.Il y avait deux africains, trois pakistanais et moi qui attendions pour aller faire la chose. Des trois urinoirs, une seule nous était accessible, les autres étant interdites, par quelques collants, interdisant le remplissage. Elle débordait de notre liquide jaune, et sentait fort mauvais, quelques morceaux de pain flottaient au-dessus, comme des navires sans capitaine.Seule une urinoir était accessible, les toilettes étant monopolisées par un lecteur de gauche constipé. Je dis lecteur de gauche, car plus tard nous le vîmes sortir, l'Humanité sous le bras. Un monsieur comique lui dit "tiens vous avez encore ce journal, il vous a pas servi à vous torcher?"Pendant cette latence, je me souvins d'une relation épistolaire qu'avait entretenue deux individus, à la Bibilothéque nationale de France.
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